GALRY ouvre ses portes à l’univers poétique de Yanis Miltgen, jeune artiste luxembourgeois dont les sculptures textiles font éclore une poésie tout en délicatesse
Depuis le printemps dernier, GALRY présente l’artiste luxembourgeois
Yanis Miltgen et ses sculptures textiles, où les fleurs échappent au temps qui passe. Un univers poétique qui, face aux inquiétudes de notre époque, nous invite à cultiver
la beauté, la mémoire et l’espérance.
Du fil à la sculpture, un langage singulier
Il est des œuvres qui nous invitent à ralentir. À regarder autrement. À retrouver cette capacité d’émerveillement que le quotidien laisse parfois s’endormir. Les créations de
Yanis Miltgen possèdent cette force délicate.
Diplômé de l’Atelier Chardon Savard à Paris, le jeune artiste luxembourgeois a d’abord exploré la création à travers la mode avant de déployer son univers dans la sculpture.
Nourri de littérature, d’architecture et de classicisme, il fait de la broderie, du tricot et du crochet les outils d’une écriture personnelle. Entre ses mains, le fil dessine
des volumes, les ramifications prennent leur liberté et les floraisons deviennent des paysages.
Récompensé notamment par le prix « Les de(ux) mains » du Comité Colbert en 2023, il réalise en 2024 deux sculptures entièrement brodées pour le Palace parisien Le Meurice,
puis présente son installation monumentale L’Arbre de la Vie au salon Révélations, au Grand Palais, en 2025. En 2026, son intégration au guide Homo Faber et l’acquisition
de son œuvre Le Tisserand de mots par l’Artothèque du ministère de la Culture du Luxembourg viennent saluer une démarche à la rencontre de l’art contemporain et des
métiers d’art.
Au printemps dernier, l’exposition Éclosions marquait la première rencontre entre l’univers de Yanis Miltgen et GALRY. Depuis, ses œuvres continuent d’y fleurir…
Et si les fleurs pouvaient ne jamais mourir ?
Derrière la légèreté des fleurs se dessinent des interrogations profondes : le temps qui emporte, la peur de la disparition, la fragilité de ce que nous aimons. Pour leur donner
forme, Yanis Miltgen puise dans ses souvenirs heureux. Les émerveillements de l’enfance, les instants partagés et la tendresse deviennent la matière invisible de ses sculptures.
Chaque pétale, chaque feuille, chaque ramification naît d’un geste patient. Certaines créations réunissent des centaines, parfois des milliers d’éléments textiles façonnés individuellement
à la main. Dans cette répétition, quelque chose se préserve : une émotion, une présence, la lumière d’un souvenir.
Ses fleurs prolongent ainsi ce que nous voudrions retenir. Elles donnent une forme durable à la beauté fugitive des jours.
La délicatesse comme force
Dans une France traversée par les tensions et dans un monde marqué par les conflits, la violence et l’incertitude, ces créations imaginaires trouvent un écho particulier.
Yanis Miltgen accueille ces inquiétudes dans sa création et les transforme. La lenteur du geste ouvre un espace de respiration. Les couleurs font naître la joie. Les fleurs composent
un monde où la fragilité mérite attention et protection.
Ses œuvres peuvent ainsi se lire comme une allégorie de la paix : une paix à cultiver, avec patience, dans le soin porté à chaque élément et dans l’harmonie de l’ensemble.
Sa douceur porte une conviction : la tendresse, le rêve et la beauté ont toute leur place dans notre manière d’habiter le monde.
des fleurs en partage
Si ces sculptures prennent racine dans l’histoire de l’artiste, elles éveillent aussi la nôtre. Chacun peut y retrouver un souvenir d’enfance, une présence aimée ou la douceur
d’un instant que l’on croyait oublié.
Chez GALRY, nous avons été touchés par cette rencontre entre la virtuosité du geste et la profondeur de l’intention. Accueillir Yanis Miltgen, c’est partager une création qui nous
rappelle combien l’émerveillement peut nourrir notre force de vivre et notre désir de lien.
Au fil de ses floraisons, une invitation se dessine : prendre soin de ce qui nous est précieux et continuer, ensemble, à faire fleurir l’espérance.
« Je sème des fleurs pour que l’éphémère ait, lui aussi, une chance de devenir éternel. »
— Yanis Miltgen